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Présenté par Yves Calvi, du lundi au vendredi à 17h45 et 22h25.

vendredi 7 novembre 2008
La fin du PS de Mitterrand
TAGS :   Politique intérieure Ségolène Royal Parti socialiste  
 


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Recueillant 29 % des voix sur sa motion, Ségolène Royal prend l’avantage dans la course à la direction du Parti socialiste. Les différents courants ont désormais dix jours pour trouver un accord, afin de constituer une majorité au congrès de Reims. 


Devancée dans les sondages par Bertrand Delanoë et Martine Aubry, Ségolène Royal a déjoué, un an et demi après sa défaite à la présidentielle française, tous les pronostics et effectue un come-back dans la course au leadership socialiste.

Obtenant 29 % des suffrages, son programme pour réformer la ligne du parti est arrivé en tête du vote des militants socialistes, devant les motions du maire de Paris et de l’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité, au coude à coude pour la deuxième place, avec chacun près de 25 % des suffrages. En quatrième position, avec 19 % des voix, Benoît Hamon, représentant l’aile gauche du parti, apparaît comme l’autre vainqueur du scrutin.

En menant une courte campagne axée sur la crise, alternant présence dans les médias ou aux côtés de salariés grévistes et meetings, Ségolène Royal a remporté la première bataille de la campagne de Rue-Solferino. Une victoire qui sonne comme un désaveu pour Bertrand Delanoë et tout l’appareil socialiste - les amis de Lionel Jospin et la direction sortante de François Hollande - qui lui avait apporté son soutien.

Mais avec quatre points d’avance, le présidente de Charentes-Poitou a-t-elle désormais les cartes en main ? Selon l’usage, c’est autour de sa motion que devrait se faire le rassemblement majoritaire sur lequel s’appuiera le ou la futur premier(ière) secrétaire. Mais avec une majorité relative et face à des adversaires farouches dans son camp, la synthèse s’annonce compliquée et la guerre des chefs loin d’être achevée.

Dans les coulisses, les tractations ont débuté pour le congrès de Reims. Les différents courants ont désormais dix jours avant l’élection du successeur de François Hollande, prévue pour le 20 novembre 2008.

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