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lundi 17 novembre 2008
PS : Aubry en pôle position
TAGS :   Politique intérieure Elections Parti socialiste  
 


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Après trois jours de débats, les socialistes sont repartis de Reims sans parvenir à construire une nouvelle majorité. Les militants devront choisir, jeudi 20 novembre, qui de Ségolène Royal, Martine Aubry ou Benoît Hamon succèdera à François Hollande à la tête du parti. 


Des discours, des sifflets, des hués et pour la première fois depuis le congrès de Rennes, une "commission des résolutions", chargée de trouver une synthèse entre les motions qui se clôture par l’absence totale d’un accord entre les principaux ténors du parti. Le "rassemblement" tant prôné n’a pas eu lieu à Reims, les militants socialistes vont devoir désormais abriter de leur vote le match qui opposera Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon pour le poste de premier secrétaire.

Dès l’ouverture du congrès, le principal point de blocage s’est cristallisé autour des alliances entre socialistes et centristes du MoDem que Ségolène Royal juge souhaitable d’ici 2012. Une option que refuse l’ensemble des autres courants. Afin de lever ce qu’elle considère comme "un prétexte" au non ralliement à sa motion, l’ancienne candidate à l’Elysée a proposé d’organiser une "consultation directe des militants" sur cette question.

Désormais, les trois candidats en lice ont quatre jours pour mobiliser les adhérants qui s’étaient peu déplacés lors de la consultation du 6 novembre 2008 sur les motions. Une campagne éclaire qui a débuté ce lundi par le soutien apporté par Bertrand Delanoë à Martine Aubry.

Après s’être retiré de la course et avoir affirmé qu’il ne donnerait aucune consigne de vote, le maire de Paris a ainsi appelé les socialistes à “voter massivement” pour sa consœur de Lille. Un ralliement qui permet à l’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité de prendre arithmétiquement la tête de la course. Mais celui-ci se retrouvera-t-il dans les urnes ? Quelle sera l’issue de cette campagne ? Le Parti socialiste se dirige-t-il vers un début de cohabitation ou la fin du tunnel ? Réponse, jeudi 20 novembre, ou vendredi 21 si aucune majorité absolue ne se dégage dès le premier tour.

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