Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants de l’Union européenne devraient soutenir la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission. Un rendez-vous important pour l’ancien Premier ministre portugais dont la candidature ne fait pas l’unanimité au Parlement.
Deux semaines après les élections européennes, les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union se retrouvent, jeudi 18 et vendredi 19 juin à Bruxelles, pour un sommet sous haute tension.
Au programme officiel : la supervision financière européenne, la préparation du sommet de Copenhague de décembre prochain sur le changement climatique, les déclarations sur l’Afghanistan et le Pakistan. Mais surtout, la reconduction de José Manuel Barroso à présidence de la Commission.
Car si, sa personnalité a été très critiquée pendant la campagne des élections européennes, notamment en France, à la fois sur son libéralisme supposé, son manque de réactivité face à la crise ou encore sa subordination aux gouvernements, l’ancien Premier ministre portugais reste le seul candidat en lice.
Soutenu sans ambiguïté par tous les dirigeants du Parti populaire européen (PPE), ce pragmatique qui bénéficie notamment des faveurs de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, devrait voir sa candidature appuyée par l’ensemble des chefs d’Etat de l’UE. En revanche, une fois cette première étape passée, celui que l’on surnomme "le caméléon" devra obtenir une majorité sur son nom au Parlement européen où Daniel Cohn-Bendit, depuis son succès électoral avec les listes Europe Ecologie, tente de constituer une coalition "anti-Barroso".