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mardi 30 juin 2009
Avion poubelle : 153 morts
TAGS :   Transports Accidents Avion  
 


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Un mois après la disparition du vol Rio-Paris, c’est un Airbus A310 de la compagnie Yemenia qui s’est abîmé en mer au large des Comores, dans la nuit de lundi à mardi. A son bord : 148 personnes dont 66 Français. Un survivant de l’accident aurait été retrouvé. 


Le vol 626 de la Yemenia Airways, qui réalisait la deuxième partie du trajet Paris-Marseille-Sanaa-Djibouti-Moroni, s’est abîmé en mer, ce mardi 30 juin 2009, peu avant son atterrissage dans la capitale comorienne. L’Airbus A310 transportant à son bord 142 passagers, dont 66 Français et 11 membres d’équipage, est tombé "à moins de 8 milles nautiques" des côtes, soit une quinzaine de kilomètres, a déclaré la préfecture de la Réunion, proche des Comores.

A la mi-journée, les autorités comoriennes ont indiqué avoir repéré des débris de l’appareil et repêché plusieurs corps. D’autres informations, non vérifiées, font également état d’un survivant, secouru par des sauveteurs.

Pour aider les secours comoriens, la France a envoyé, depuis la Réunion, un avion militaire, avec à son bord, des sauveteurs (plongeurs et médecins) et près de 6 tonnes de matériel, dont des Zodiacs. Par ailleurs, deux bâtiments de la Marine, le patrouilleur La Rieuse et la frégate de surveillance Nivôse, devraient arriver mercredi sur la zone du crash.

Afin de déterminer les causes de l’accident, une équipe technique yéménite, pays dont dépend la compagnie aérienne ayant affrété l’avion, a été dépêchée à Moroni. Elle devrait être aidée dans ses recherches par des enquêteurs du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA). A cette heure, les premiers éléments font état de conditions météorologiques "mauvaises", avec des vents soufflant à une vitesse de 61 nœuds, et une mer agitée.

Mais l’avion lui-même pourrait être mis en cause. D’après le secrétaire d’Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, "il y a quelques années, cet avion" aurait été exclu "du sol national, parce que nous estimions qu’il présentait un certain nombre d’irrégularités dans ses équipements". Quant à la compagnie, a-t-il précisé sur la chaîne i>Télé, "elle ne faisait pas partie de la liste noire, mais faisait l’objet, de notre part, d’un contrôle renforcé et devait être auditionnée prochainement par le Comité de sécurité de l’Union européenne".

Des affirmations partiellement démenties par le ministre yéménite du Transport, Khaled al-Wazir, qui a assuré que l’Airbus A310 de Yemenia Airways avait "été révisé en mai 2009" et effectué des liaisons courantes avec l’Europe. "Il y a une semaine, il avait fait une liaison avec Londres", a-t-il souligné.

Après ce crash qui fait suite à celui d’un Airbus A330-200 d’Air France entre Rio de Janeiro et Paris, le 1er juin, la Commission européenne a proposé, pour sa part, de "constituer une liste noire mondiale" des compagnies aériennes dangereuses, semblable à celle utilisée dans l’Union européenne. Cette proposition devrait être faite "dans quelques jours", lors d’une rencontre, à Bruxelles, avec les présidents du conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

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