A l’instar de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy a lancé, lundi 2 novembre 2009, un nouveau plan Cancer pour la période 2009-2013. Près de 750 millions d’euros devraient être débloqués. Objectif : réduire les inégalités géographiques et sociales face à la maladie.
Cette année, en France, le cancer pourrait toucher 350 000 personnes et être responsable de près de 150 000 décès. Afin de donner un nouveau souffle à la lutte contre la première cause de mortalité dans l’Hexagone, élevée au rang de "priorité nationale" depuis 2003, le chef de l’Etat a dévoilé, lundi 2 novembre 2009, lors d’un déplacement à Marseille, un nouveau plan Cancer pour la période 2009-2013.
Ce nouvel engagement aura en ligne de mire l’étude "des risques environnementaux" dans le déclenchement de la maladie, la qualité des soins et de la prévention, la vie après la guérison et la lutte contre les inégalités entre les malades.
Car, si aujourd’hui, la recherche a réalisé des avancées considérables en matière de dépistage précoce, la France enregistre un déficit et des disparités régionales en matière d’équipement. Ainsi, selon une enquête Cemka-Eval pour l’association Imagerie Santé Avenir, 61 % de la population doit faire face, en 2009, à des délais de plus de trente jours pour obtenir un rendez-vous pour faire réaliser une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), indispensable au diagnostic et à la surveillance des cancers. Quand ce n’est pas 50,2 jours d’attente, comme dans les Pays de la Loire.
Des inégalités qui se manifestent également selon la catégorie sociale. En effet, le risque de décéder d’un cancer est globalement deux fois supérieur chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales.
Doté de 750 millions d’euros, ce plan Cancer II prend le relais de celui lancé par l’ancien président de la République, Jacques Chirac, dont seul un tiers des soixante-dix mesures envisagées a été, à ce jour, réalisé.