Chaque pas doit être un but. Deux ans après avoir quitté le pouvoir, Jacques Chirac retrace, dans un livre-mémoire, son parcours jusqu’en 1995. Un premier tome jalonné de confidences sur sa vie privée et de règlements de compte politique.
Jamais, on n’avait autant parlé de lui depuis son départ de l’Elysée, en 2007. Alors que la justice a confirmé son renvoi en correctionnelle dans l’affaire des emplois fictifs présumés de la Ville de Paris, Jacques Chirac fait son grand retour médiatique pour promouvoir le premier tome de ses mémoires, intitulé
Chaque pas doit être un but.
Coécrit avec l’historien Jean-Luc Barré et édité à plus de 200 000 exemplaires, cet ouvrage relate ses premiers pas en politique et s’achève au soir de son accession à la présidence de la République française, en 1995. L’occasion pour Chirac "le secret", Chirac l’"énigme", de se livrer tant sur le plan politique que personnel.
Ainsi, l’ancien chef de l’Etat, jusqu’alors si pudique sur sa vie privée, évoque son enfance, sa jeunesse, son épouse Bernadette et parle, pour la première fois, la maladie de sa fille Laurence. Mais il en profite surtout pour distribuer bons et mauvais points.
Il dit son admiration pour Georges Pompidou, son père en politique, salue la "finesse de jugement" de François Mitterrand, solde quelques comptes avec ses rivaux - Edouard Balladur et surtout, Valéry Giscard d’Estaing -, passe très vite sur Nicolas Sarkozy et reste muet sur les nombreuses affaires politico-financières qui ont émaillé sa carrière.