Liens groupe

Les chaînes du groupe France Télévisions

Publicité

Navigations

Les rubriques

Présenté par Yves Calvi, du lundi au vendredi à 17h45 et 22h25.

mardi 3 février 2010
Fallait-il arrêter Concorde ?
TAGS :   Transports Justice Avion  
 


scroll haut HAUT 
/ BAS scroll bas
Dix ans après le crash d’un Concorde qui précipita la fin de la carrière du supersonique, le procès de ce dossier s’ouvre devant le tribunal correctionnel de Pontoise. La justice tentera, durant quatre mois, d’établir l’enchaînement des faits et les responsabilités. 


90 tomes, 80 000 pages de procédure, 534 pièces à conviction, 60 témoins, une trentaine d’experts, des débats en trois langues et plus de 200 journalistes venus couvrir l’événement : le procès hors norme du crash du Concorde s’est ouvert ce mardi 2 février 2010, à Pontoise, dans le Val-d’Oise.

Au cours des audiences, prévues jusqu’au 28 mai prochain, la justice va tenter de comprendre pourquoi ce joyau de l’aéronautique, capable de traverser l’Atlantique en moins de trois heures, s’est écrasé le 25 juillet 2000, sur un hôtel à Gonesse, moins de deux minutes après son décollage. Car malgré des années d’enquête, les causes de la catastrophe qui a coûté la vie à 100 passagers allemands, 9 membres d’équipage et 4 employés de l’établissement hôtelier sur lequel le supersonique s’est crashé continuent de faire débats.

Selon le scénario établi par le Bureau d’Enquêtes et Analyses (BEA), repris par l’ordonnance de renvoi, une lamelle en titane perdue par un DC-10 de la Continental Airlines aurait provoqué l’éclatement d’un pneu, dont les débris auraient entraîné l’embrasement du réservoir d’essence du Concorde au décollage. Mais pour la compagnie aérienne américaine - sur le banc des prévenus avec deux de ses techniciens ainsi que deux anciens responsables du programme Concorde et un ingénieur de la direction générale de l’Aviation civile -, cette thèse ne relate pas la réalité.

Entre 1978 et juillet 2000, treize Concorde ont connu pas moins de dix-neuf cas d’éclatement de pneumatique ayant entraîné des dommages sérieux, relève en effet leurs défenseurs. Deux accidents - en mars 1979, à Dakar, et juin de la même année, à Washington - auraient présenté un scénario similaire à celui du 25 juillet 2000, la fin tragique ayant été évitée. Enfin, l’incendie du réservoir du Concorde "s’est déclaré 700 mètres avant l’endroit où se trouvait la pièce", assure Me Olivier Metzner, l’avocat de la compagnie américaine, qui dénonce le parti pris d’une enquête plus soucieuse, selon lui, "de sauvegarder l’image de la France et d’un des fleurons de son industrie aéronautique" que de chercher la vérité.

La justice a désormais quatre mois pour faire toute la lumière sur cette tragédie qui a accéléré la mise à la retraite du seul avion commercial supersonique, après vingt-sept ans de service.

 NUAGE DE TAGS : LISTE COMPLETE

 
Droits de reproduction et de diffusion réservés ©2009 France Télévisions Interactive
Mentions légales et crédits - Conditions générales d'achat