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Tous les cas concernent des établissements de Seine-Saint-Denis. Marc Bablet, l’inspecteur d’académie, souligne, ce mardi 20 septembre 2006, que "quatre élèves sikhs sont toujours concernés" (l’un d’entre eux ayant rapidement accepté de retirer son turban). "En attendant de trouver une solution, les élèves interdits de classe sont accueillis dans une salle où on leur donne du travail, supervisés par des professeurs."
L’association United Sikhs et son président de la section française, Kudrat Singh, dénoncent un "durcissement des autorités, y compris sur la question du tissu élastique servant à relever les cheveux (rimaal ou chouchou sikh)".
Arrivée en France dans les années 80, l’essentiel de la communauté sikhe est estimée à 10 000 personnes. La très grande majorité vit en Seine-Saint-Denis. Ils sont près de 22 millions dans le monde, principalement en Inde (20 millions). Du fait de l’émigration, ils sont également très présents (environ 200 000) en Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale, mais aussi en Amérique du Nord (500 000).
Le sikhisme est un mouvement religieux, fondé au XVe siècle par le gourou Nanak. Ses adeptes se reconnaissent à plusieurs signes distinctifs, dont le port du turban, de la barbe entière, d’un bracelet d’acier et d’un poignard.
Les sikhs ne peuvent ni fumer ni boire de l’alcool mais ont le droit manger de la viande. Les hommes portent majoritairement le nom de Singh (lion) et les femmes celui de Kaur (princesse) ; celles-ci sont considérées comme les égales des hommes.

