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Débat : le bien-être animal est-il compatible avec nos modes de consommation ?

Emission du

Débat : le bien-être animal est-il compatible avec nos modes de consommation ?

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Cette semaine, nous consacrons notre émission au bien-être des animaux et plus précisément à celui de ceux qui finissent dans nos assiettes.

Bien avant le véganisme et les bars à jus, le mathématicien Pythagore, le père du théorème, entre deux triangles rectangles, refusait près de 500 ans avant notre ère les banquets/grillades et même d’enfiler une toge en laine par respect pour la vie animale !

Aujourd’hui la question de notre relation à l’animal est en passe de devenir une question majeure du XXIème siècle.

Pour la majorité des Français, se régaler d’un steak est un vrai plaisir, mais il n’est plus possible d’ignorer que parfois le parcours des animaux de leur naissance jusqu’à notre table est un véritable enfer ! Que sommes-nous prêts à accepter aujourd’hui pour satisfaire notre appétit de viande ? Quelles garanties avons-nous de consommer une viande « heureuse » ?

Après le documentaire « La fin de la souffrance animale ? », Marina Carrère d’Encausse ouvrira le débat avec ses invités, sur la condition des animaux d’élevage.

*** Intervenants ***

Geoffrey Le Guilcher : journaliste, auteur de Steak machine aux éditions Goutte d’or.

Brigitte Gothière : co-fondatrice L214.

Pascal Mainsant : co-auteur de La viande voit rouge aux éditions Fayard.

Paul Auffray : éleveur de porc, président de la Fédération Nationale Porcine.

Les invités du débat

Livres

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    Steak machine

    Geoffrey Le Guilcher

    Ed. Goutte d'Or (2017)

     

     

     

     

    Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé. Steak Machine est le récit d'une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne. Geoffrey Le Guilcher a partagé le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Un univers où, selon un collègue de l'abattoir, « si tu te drogues pas, tu tiens pas ». L'usine ciblée par le journaliste abat deux millions d'animaux par an. Une cadence monstrueuse qui mène inéluctablement au traitement indigne des hommes et des animaux. 

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    La viande voit rouge

    René Laporte et Pascal Mainsant

    Ed. Fayard (2017)

     

     

     

     

    L’homme doit-il renoncer à son bifteck pour sauver la planète ? Pour certains, l’apocalypse serait imminente. Pourtant, l’homme pensait être dans son bon droit, il avait mis la viande à son menu grâce à la chasse, il avait sécurisé ses approvisionnements grâce à la domestication et à l’élevage pour nourrir l’humanité.
    Les cavaliers de cette apocalypse nous signifient une condamnation en forme de peine capitale : « Arrêtez de manger de la viande, stoppez l’élevage, libérez les animaux et devenez végétariens, sinon vous courez à la catastrophe ! » Leurs slogans sont toujours plus accusateurs : l’élevage maltraiterait les animaux, la viande serait mauvaise pour la santé, elle affamerait les plus pauvres et détruirait notre planète. Stop ! Les questions posées à l’élevage sont légitimes et complexes parce que la relation de l’homme à l’animal est complexe. Le lait, les œufs ou les végétaux n’ont pas la même charge émotionnelle. Mythes ou réalités, tentons de comprendre ce qu’on reproche à la viande et rétablissons la vérité. La viande et l’élevage sont accusés, offrons-leur enfin un procès équitable !

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