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La fin de la souffrance animale

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La fin de la souffrance animale

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En France, 80 % des animaux consommés sont issus de l’élevage intensif. Un système de production qui aujourd’hui pose problème.

Les Français mangent en moyenne 86 kg de viande par habitant et par an. Une consommation qui entraîne l’abattage d’un milliard de bêtes chaque année, soit 3 millions par jour. Entre le bétail que l’on voit brouter tranquillement le long des routes et le steak dans notre assiette, il existe un angle mort, une réalité que beaucoup se refusent à regarder en face. Comment les animaux sont-ils élevés, transportés et enfin abattus ? Le documentaire de Frédérique Mergey se propose de faire la lumière sur cette zone d’ombre. Les récentes images de l’association de protection animale L214 ont choqué les Français et poussé les pouvoirs publics à légiférer sur les conditions de vie de ces animaux d’élevage. La réalisatrice réussit le tour de force de partir à la rencontre des acteurs de la filière viande en personne.

Une violence nécessaire ?

Une enquête qui commence avec Mauricio, employé du plus grand abattoir municipal de France, à Limoges. C’est lui qui a filmé les terribles images qui ont secoué internet. Son travail consistait à retirer les fœtus des génisses abattues pour leur viande. Des images insoutenables qui l’ont poussé à dénoncer ces pratiques aussi barbares que banales au sein des abattoirs. Parmi elles, l’utilisation systématique de bâtons électriques sur les vaches, les aspirateurs à poules surpuissants, le broyage des poussins mâles pour en faire des nuggets de poulet… et la liste continue ainsi.

Le profit aux dépens du bien-être animal

Souvent, pour les éleveurs et les abattoirs, le bien-être animal est synonyme de dépenses supplémentaires et de perte de temps. C’est cette même course au profit qui pousse les transporteurs à surcharger les bétaillères, obligeant des centaines de bêtes à s’entasser sans eau ni nourriture pour des trajets interminables. Et pourtant, la viande d’un animal stressé perd en qualité et ça, le consommateur s’en rend bien compte. Ce qui explique les efforts faits malgré tout pour diminuer le stress dans les élevages et les abattoirs. Car inverser la tendance est possible, Frédérique Mergey prend l’exemple des œufs de poules élevées en plein air, qui, depuis quelques années, prennent le dessus sur ceux de batterie dans les allées des supermarchés. « La fin de la souffrance animal ? » est un film courageux qui met le spectateur face à ses responsabilités. De la viande, oui, mais pas à n’importe quel prix !

Ludovic Hoarau

 

Durée 70 min

Réalisation Frédérique Mergey

Production Tony Comiti Productions, avec la participation de France Télévisions.

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