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La sauce "est très fraîche et assez brute de décoffrage, uniquement composée d'eau et de persil", explique le chef de La Maison de Célestin. Il est très important de rafraîchir le persil à l'eau glacée après l'avoir porté à ébullition. Ce geste permet de lui conserver toute sa chlorophylle "pour ne pas se retrouver avec du persil qui prend le goût et la couleur du foin".
Pascal Chaupitre se fournit en huile de noisettes chez Givert, un producteur local, à Parpecay. C'est toute la saveur de sa région qui ressort de ses fourneaux : le chef décrit sa cuisine comme venant "du terroir mais allégé, apuré et frais".
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Le détail compte, c'est pourquoi Pascal Chaupitre insiste sur la technique de préparation du persil. "Il faut bien équeuter le persil, sinon les queues laissent des fibres dans le coulis. On perd en saveur par les petits points que cela forme dans la sauce". Il recommande, bien sûr, de ne pas oublier non plus le boudin ou les noix de saint-jacques sur le feu... |
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A La Maison de Célestin, on déguste un vin blanc du Quincy. "C'est un vin de Sauvignon, un peu gras, passé en fût". Pascal Chaupitre "reste local en vins" et s'approvisionne chez Jean Tatin, le producteur de l'AOC la plus proche du restaurant. Le chef recommande la cuvée Cucellus 2000. |
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"Je pense avoir créé cette recette car je ne l'ai jamais vue ailleurs." Pascal Chaupitre a voulu allier la finesse de la chair des saint-jacques à celle du boudin blanc.
"J'ai appris à préparer le boudin blanc en conservant le grain de la viande : les boudins que l'on achète déjà prêts dans le commerce sont soit trop émulsionnés, soit broyés au lieu d'être mixés. Ce ne sont plus que des balles de ping-pong", juge le chef de La Maison de Célestin.
C'est son "envie de sortir de la région" qui l'a fait pêcher des saint-jacques pour les besoins de sa table.
Pascal Chaupitre a élaboré cette recette il y a quatre ou cinq ans, alors qu'il dirigeait, avec son épouse, l'Hôtel de Paris, à Moulins. Ce chef formé au Relais de Bracieux, par Bernard Robin, a d'abord été serveur. Ses confrères disaient de lui, à l'époque où la "guéguerre" sévissait entre les services, qu'il était "un serveur qui a bien tourné".
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