Présenté par Stéphane Thébaut
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Les champs électriques et magnétiques générés par les appareils qui nous entourent peuvent être mesurées afin d’évaluer les risques.
Des mesures et valeurs scientifiques
Le professeur Pierre Le Ruz, du Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques (CRIIREM), nous explique les différences entre les appareils et leurs émissions.
Il fait la différence entre ceux qui émettent du 50 hertz et ceux qui font appel aux mégahertz, comme la téléphonie mobile ou le four à microondes, dont le champ va être mesuré en volt par mètre, afin de quantifier l’énergie dégagée dans l’environnement.
Un microondes émet de 17 à 30 volts par mètre lorsqu’on se place à une vingtaine de centimètres de l’appareil, il émet plus que 2 volt par mètre lorsqu’on s’en éloigne de 2 mètres.
Pour les ondes radioélectriques (portable, TV, microondes, wifi...) en dessous d’un volt par mètre, il n’y a pas de trace de pathologies notoires. Au dessus, il faut faire attention. Et même les ampoules à économies d’énergie en émettent, alors économie ne rime pas toujours avec santé.
Pour les rayonnements des ondes de 50 hertz, les basses fréquences, comme les lignes à haute tension, les transformateurs... le seuil de 0,2 µT ne pose aucun problème.
Des solutions techniques et pratiques
Plus l’appareil est de bonne qualité, moins il y a de fuite. Mais il existe des solutions pour minimiser ou supprimer les effets de ces ondes. On parle alors de bioélectricité ou d’électricité biocompatible. < Elle consiste en la conception d’une installation électrique ne générant pas de nuisances électromagnétiques et cela rentre dans le cadre de l’habitat sain.
En pratique, il faut privilégier les zones de repos où les émissions sont limitées. Pour cela, il est possible d’installer des interrupteurs automatiques de champ, qui se placent dans le tableau électrique et coupe l’alimentation de courant des circuits situés près des têtes de lit lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Ces appareils coutent dans les 200 euros.
Dans tous les cas, il faut avoir une bonne prise de terre, puisque c’est le "tout à l’égout" de toute installation électrique. Elle doit être réalisée si possible à l’ombre et en zone humide. Les fils électriques utilisés en bioélectricité sont munis d’un film aluminium qui sert d’écran à la propagation des champs électriques et cet écran doit être relié à la terre car tout appareil branché rayonne.
Certaines fois, des interrupteurs bipolaires et la limitation des multiprises suffisent à baisser le rayonnement. Et dans tous les cas, il faut rester à distance des appareils électriques en fonctionnement et les débrancher en cas d’inutilisation.
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