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Dossier antérieur à février 2011

Plus connu sous le nom de descente d'organes, le prolapsus est une affection dont on n'ose pas encore parler. Elle touche les hommes comme les femmes, même si on en entend plus souvent parler dans le sexe féminin.
Un prolapsus correspond à la descente des organes contenus dans le bassin : la vessie, le rectum, l'utérus et le vagin. Normalement soutenus par des ligaments et des muscles - appelés périnée ou plancher pelvien, ils ont un poids conséquent, porté uniquement par le plancher pelvien.
Ces muscles et ligaments de soutien peuvent se distendre et se relâcher. Les organes ne sont alors plus correctement maintenus à leur place et descendent, allant même jusqu'à sortir du corps dans les cas les plus graves.
Il y a plusieurs cas de prolapsus : le plus fréquent est le cystocèle, qui correspond à la descente de la vessie - dans le vagin pour les femmes, au-delà du périnée chez les hommes. L'hystérocèle est la descente de l'utérus dans le vagin. Le rectocèle, celle du rectum dans le vagin chez une femme et à travers les muscles de soutien chez un homme (un rectocèle sur neuf touche l'homme). Beaucoup plus rare, l'elytrocèle est la descente de l'intestin grêle.
La plupart du temps, un prolapsus se manifeste par une gène au niveau du bas-ventre, une sorte de pesanteur ou des troubles urinaires. Ces signes sont accentués par la toux, l'effort, le port de charge lourde...
Le relâchement des muscles du périnée et des ligaments de soutien s'explique par plusieurs phénomènes.
Les efforts répétés sont une cause fréquente.Une intervention chirurgicale peut affaiblir le périnée. Plusieurs grossesses ou l'utilisation de forceps distendent aussi le périnée et favorisent donc les prolapsus. La ménopause, enfin, s'accompagne d'une chute d'hormones, les oestrogènes, qui jouent un rôle important dans l'élasticité des tissus.
Le premier traitement des prolapsus est préventif : lors de l'accouchement, en réalisant une épisiotomie pour éviter la distension excessive du périnée, et après l'accouchement, grâce à la rééducation périnéale qui renforce les muscles périnéaux.
En cas d'opération, les parois doivent être soigneusement suturées. Et à la ménopause, un traitement hormonal peut être proposé.
Quand au traitement lui-même, en ce qui concerne les femmes âgées, il est possible de poser un anneau, appelé pessaire, au fond du vagin pour empêcher sa descente. De moins en moins utilisé, il nécessite des soins d'hygiène car il augmente les risques d'infection.
La chirurgie est la solution ultime. Elle consiste à retendre la paroi de l'organe qui descend, grâce à un filet installé entre l'organe et une vertèbre. Pour cela, il existe deux possibilités : passer par les voies naturelles, dites basses, ou utiliser la coelioscopie.
Cette dernière solution a de très bons résultats tout en diminuant les douleurs qui suivent l'opération. Elle s'adresse particulièrement aux femmes jeunes qui ont une activité sexuelle mais également pour les femmes âgées, car elle offre une meilleure précision dans la pose du filet. La coelioscopie diminue donc les risques de récidives.

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