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C à dire

Présenté par Axel de Tarlé
Du lundi au vendredi 17h30

Emission du 16 mai

Invité :

Bruno Le Roux

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Sujet :

Elections présidentielle et législatives 2012

Portrait de Bruno Le Roux

A l’heure où les derniers arbitrages ont lieu pour la composition du gouvernement, le député de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande pendant la campagne présidentielle, revient, sur le plateau de "C à dire ?!", sur cette journée riche en événements politiques. Il évoque également la bataille des législatives qui s’ouvre et la succession de Jean-Marc Ayrault à la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Il est vrai, affirme-t-il, que "j’ai dit, il y a plusieurs semaines, que c’était une responsabilité qui, pour participer au changement, me plaisait beaucoup, que je me sens bien à l’Assemblée et que je trouve que c’est une belle fonction que d’organiser la majorité". Donc, aujourd’hui, "j’ai l’esprit plutôt tranquille. Non pas que je ne veuille pas entrer" dans l’équipe gouvernementale - "c’est un honneur d’être au gouvernement -, mais j’ai fait le choix depuis longtemps de dire que cette fonction parlementaire m’intéresserait demain et que j’ai envie de m’y consacrer", explique-t-il.

De son côté, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a indiqué ce mercredi qu’elle n’entrerait pas au gouvernement. "Elle a aujourd’hui une responsabilité, elle est importante. Et elle a pu juger que cette responsabilité était plus importante demain, pour faire réussir (le PS à donner une majorité parlementaire au chef de l’Etat) que de rentrer dans un gouvernement où, peut-être, elle n’était pas un Premier ministre", estime notre invité.

Aujourd’hui, la campagne des législatives débute. "La cohérence est que la gauche ait une majorité" au Parlement après une élection présidentielle. "C’est le chemin le plus juste pour la France. Mais", souligne le député, "il y a une campagne a mené et il y a un risque de cohabitation que je souhaite, demain, conjurer par une bonne campagne sur les propositions de François Hollande".

Enfin, concernant la position du Parti socialiste à l’égard de François Bayrou et du MoDem, Bruno Le Roux dit avoir "une doctrine simple. Qui est que tout ce qui peut permettre de battre un candidat de l’UMP doit être mis en œuvre". Dans ce sens, "je demande à ce que, dans cette campagne, avant le premier tour, et en tout cas entre les deux tours, toutes les mesures soient prises, toutes les analyses soient faites pour que si un socialiste n’est pas capable de gagner, ce soit un autre candidat qui gagne. Donc, si demain, dans les circonscriptions, il y a un candidat soutenu par François Bayrou, qui a une plus grande chance de gagner, c’est-à-dire de battre un candidat UMP, je souhaite que ce soit celui-là qui soit soutenu. Ce n’est pas forcément un désistement, il peut y avoir élimination, mais ce que je souhaite, c’est qu’il y ait une analyse claire pour que quand on peut faire battre un député de l’UMP - c’est-à-dire un des responsables de la faillite de la France -, on ne le fasse pas gagner", conclut Bruno Le Roux.

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