Présenté par Yves Calvi
du Lundi au Vendredi à 17h45 et 22h25
Huit milliards dans vingt ans
Reportages de l'émission du vendredi 25 novembre 2011
Résumé
Alors que la population mondiale vient de dépasser le cap des 7 milliards d’êtres humains, à croire les démographes, au rythme actuel, le seuil du milliard supplémentaire devrait être franchi en 2030. Une évolution qui place l'humanité face à d'immenses défis.
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invités : Hervé Le Bras - Jean-Christophe Rufin - Gérard-François Dumont - Marion Guillou
Démographe, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
Professeur de géographie à l’université de Paris-IV-Sorbonne et président de la revue Population & Avenir.
A lire en plus
Sur le web
Sites web
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Institut national démographiques nationales
- Population & Sociétés : Sept milliards d’êtres humains aujourd’hui, combien demain ?, par Gilles Pison, octobre 2011. -
Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA)
- Etat de la population mondiale 2011 : 7 milliards de personnes : leur monde, leurs possibilités (rapport).
Médias
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Le Figaro
- "7 milliards de Terriens : un miracle prévue à la seconde", par Jean-Pierre Robin, 30 octobre 2011
- "La terre compte 7 milliards d’humains", par Tristan Vey, 31 octobre 2011. -
Libération
- "L’avenir de la population mondiale est en Afrique", par Jean-Pierre Guengant, 31 octobre 2011.
- "7 milliards sur Terre et si peu d’air", par Laure Noualhat, 27 octobre 2011. -
Le Monde
- "7 milliards d'humains en 2011... et 15 milliards en 2100 ?", avec AFP, article 26 octobre 2011. -
20 Minutes
- "Comment nourrir sept milliards d'humains ?", par Audrey Chauvet, 31 octobre 2011.
- "Démographie: la terre pourra-t-elle supporter 10 milliards d'hommes et de femmes ?", propos de Gilles Pison recueillis par Olivia Vignaud, 18 août 2011.





5 commentaires
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Manso0
le 29/11/2011 à 22h45Le discours des 4 invités était tellement loin de la réalité du terrain qu'il prêterait à sourire si les enjeux n'étaient pas aussi importants. Savaient-ils il y a quelques jours qu'allait s'ouvrir aujourd'hui à Dakar la 2ème conférence internationale sur la planification familiale ? Les 2.000 participants sont-ils tous d'affreux malthusiens ?
Et que dire du président sénégalais Me Abdoulaye Wade qui a lancé un appel au travail pour maîtriser la hausse de la population, précisant qu’il n’y a pas de remède secret contre ce fléau. En matière de planification familiale, le chef de l’Etat a même invité les couples à "limiter volontairement le nombre d’enfants". C’est "une décision volontaire" à prendre dans un contexte où prévalent les croyances religieuses contre une telle consigne, a-t-il signalé. Le président de la République a aussi souligné l’importance de l’éducation des jeunes, estimant qu’il faut les emmener à prendre conscience de la nécessité de limiter les naissances. Source : http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=87200
DidierDR3
le 27/11/2011 à 11h29L’édition de "C dans l’air" (France 5) de vendredi 25 novembre consacrée à la démographie m'a laissé un goût de discours univoque et convenu. En effet, aucun des invités ne semblait sérieusement inquiet de l’augmentation de nos effectifs (alors que nombre de nos compatriotes le sont) et tous ont insisté sur un problème d’organisation plus que de données quantitatives.
Ces points de vue mille fois répétés s’appuyaient cependant sur une argumentation imprécise et incomplète sur beaucoup de points.
Le démographe Hervé Le Bras d’abord a annoncé un taux de croissance de la population mondiale de 0,8 à 0,9 % par an. Or, avec 80 millions d’habitants supplémentaires pour une population de 7 milliards, le taux de croissance est en réalité de 1,14 %...
M. Le Bras a également beaucoup insisté sur la baisse de ce taux de croissance en omettant deux phénomènes importants :
D’abord il se réfère, pour dire que ce taux n’est pas inquiétant, aux taux records que l’humanité a connus dans les années 60 et 70. Il n’est jamais très honnête pour juger une donnée de la comparer à la donnée record, on pourrait dire aussi que le taux actuel est très fortement supérieur à ce que l’humanité a connu l’essentiel de son histoire et même au cours d'une partie de la première moitié du 20ème siècle.
En second lieu, bien sûr, il y a lieu de rappeler que ce taux de croissance s’applique à une population de plus en plus importante et qu’il conduit en pratique à une croissance en nombre absolu (et c’est bien cette dernière qui pèse sur les ressources et sur les équilibres écologiques) proche des croissances records, nous gagnons depuis le début de ce siècle environ 80 millions d’habitants par an et cela ne baisse pas.
Hervé Le Bras a également beaucoup insisté sur la baisse des taux de fécondité sans toujours la comparer (au moins dans la même intervention) à la baisse de la mortalité infantile. Or, dans les faits ce qui compte c’est le nombre de femmes qui arrive à l’âge de la reproduction (de ce nombre viendra la croissance future), la baisse très forte de la mortalité infantile rend incomparable les taux de fécondité passés et présents, comparaison sur laquelle s’appuie son optimisme. En pratique d’ailleurs le monde gagne bien toujours autant d’habitants.
Analyse assez incomplète également de l’agriculture par Mme Marion Guillou qui, lorsqu’elle a évoqué l’avenir, a tout simplement oublié de dire que la productivité agricole était fortement dépendante du pétrole (par les engrais, la mécanisation et le transport des denrées) or ce pétrole va manquer au cours de notre siècle. Cela va très sensiblement peser sur la productivité et donc sur notre capacité à nourrir des effectifs croissants.
Propos tout aussi incomplets de Gérard-François Dumont qui évoqua plusieurs pays en décroissance démographique en oubliant tout simplement de rappeler leur poids absolument négligeable dans la démographie mondiale.
Propos enfin très étonnants de Jean-Christophe Rufin qui laisse entendre le caractère criminel de toute analyse malthusienne. Mais quel est donc ce principe par lequel on juge une idéologie à partir d’exemples caricaturaux tirés de la frange extrémiste de ce qu’on appelle la Deep Ecology ? Que Jean-Christophe Rufin regarde les études et les réflexions du World Watch Institute aux États-Unis, de Population Matters en Angleterre, de Démographie Responsable en France ou de Rientrodolce en Italie et il verra que ceux qui s’inquiètent de la surpopulation sont loin de tous ces excès. Laisser entendre comme il le fait que souhaiter un monde moins peuplé est ne pas se préoccuper des milliards actuels est tout simplement un mensonge. C’est au contraire pour assurer un avenir à tous, que beaucoup de mouvements militent pour une démographie responsable.
Enfin et cela concerne l’ensemble des invités deux lacunes très profondes sont apparus dans leur discours.
D’abord aucun n’a mis le problème en perspective et n’a fait comprendre à l’auditeur combien les décennies qui nous entourent constituent une exception sur le plan démographique tant en ce qui concerne les effectifs atteints qu’en ce qui concerne leur évolution. Quand un problème est grave il est bon de prendre un peu de recul et de situer les choses. Regardons une courbe de la démographie humaine sur longue période (2000 ans par exemple) et nous comprendrons immédiatement le caractère absolument exceptionnel de la période présente. Ceci ne ressortait en rien des analyses présentées et l’on avait l’impression d’un réel manque de hauteur.
Second reproche plus grave encore, l’absence totale de réflexion écologique. Tout le débat a été concentré sur l’alimentation. Que l’explosion démographique exclue de fait la présence de la quasi-totalité de la vie sauvage sur Terre ne semble pas avoir effleuré un seul instant l’esprit des invités. C’est qu’il ne s’agit pas que de nourrir les hommes, il s’agit aussi de les faire vivre durablement et en harmonie sur leur planète et avec le reste du vivant. C’est là peut-être la conception la plus profonde de l’humanisme, mais de cela, il n’a pas été question une seule seconde. Manque de recul encore et manque de tendresse évident pour le monde.
Didier Barthès : Porte-parole de l'association Démographie Responsable
Malthus
le 25/11/2011 à 22h36En France, une méthode simple permet de réduire progressivement notre démographie, sans imposer quoi que ce soit :
Jouer sur les allocations familiales.
En clair :
-Le Premier enfant (d'un foyer aux revenus limités) bénéficiera d'une allocation forte, durable et progressive en fonction de son âge.
-Si un foyer décide faire un second enfant, l'allocation familiale sera diminuée de moitié. Si elle était par exemple de 700 €/Fr pour le premier enfant né, l'allocation sera ensuite de 350 €/Fr dès la naissance du Second. Que l'on soit bien clair, le foyer ne touchera pas deux fois cette allocation (donc 700 €/fr) mais bien 350 €/fr pour les deux enfants.
-Si ce même foyer décide de faire un 3 ème enfant, l'allocation sera purement et simplement supprimée.
Ce système permet de privilégier l'enfant unique qui ouvrira plus de droits sociaux qu'un second voir un 3 ème enfant. Il n'impose aucune limitation. Les couples désirant beaucoup d'enfants pourront en faire autant qu'ils le souhaitent. Simplement, ils assumeront totalement la charge de leur foyer.
Évidemment, ça n'est pas très égalitaire entre les riches et les pauvres, mais je crois qu'en terme d'égalités bafouées, il y-a pire, et pardonnez moi, 65 Millions de Français, c'est beaucoup trop pour notre territoire, avec un pétrole qui s'épuise (donc une pénurie alimentaire très sévère dans les villes qui s'annonce).
toonreims
le 26/11/2011 à 9h58Malthus, c'est un contre sens économique et social ce que tu proposes, ta proposition aurait un sens en Chine ou en Inde voir en Afrique noir, je m'explique:
1) tout notre système économique et social est basé sur la pyramide des ages, au niveau des retraites par ex
2) Nous n'avons pas de problème pour nourrir les français, personne ne meurt de faim (hors cas médicaux), Quels seraient l'intérêt de réduire la population francaise?
3) La densité de la population française est très faible, même idée quel interet de réduire la population?
4) un cadre sup ( on va dire "riche") perds 40% de niveau de vie, si il a des enfants, on va aider les pauvres et pas les riches ?
En plus, une proposition faite par les associations de familles, basé l'aide en fonction de l'age et non en fonction des revenus
un bébé coute cher à la naissance puis un enfant coute moins ( école) puis augmente progressivement, un enfant étudiant coute + cher qu'un gamin de 3 ans donc il devrait y avoir un prorata, logique
GEBETE
le 25/11/2011 à 20h01Il ne suffit pas de rester déclaratif, il faut agir et prendre des mesures draconniennes pour que les prochaines générations puissent vivre parmi une population de plus en plus nombreuse, quelles sont les propositions? à part réduire l'utilisation de l'atome pour fabriquer de l'électricité dont on aura de plus en lus besoin...