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Devenir il ou elle

Devenir il ou elle

Résumé

Léna, Lucas, Eléna, Bas et Connor en ont la certitude depuis leur plus jeune âge : ils ne sont pas nés avec le bon sexe dans le bon corps. Entre rejet familial et errance médicale, leur parcours révèle leur combat pour trouver une issue à leur mal-être. Aux Pays-Bas, ce mal être est pris en charge très tôt. Grâce à un accompagnement médical adapté, ces jeunes peuvent entamer dès 12 ans leur transition. En France, le retard est flagrant, mais des structures spécialisées pour les jeunes transgenres se mettent timidement en place à Paris. Filmés dans leur vie quotidienne, Lucas, Elena, Léna, Bas et Connor invitent à porter un nouveau regard sur la construction de l'identité masculine et féminine.

Autres

  • Lorène Debaisieux / Réalisateur
  • Lorène Debaisieux / Auteur
  • Lise Barnéoud / Auteur
  • andre_mazaingue - 22/01/2017 - 05:34

    merci de l'info...Mais comment faire pratiquement?

  • antoinegg - 17/01/2017 - 12:45

    Juste un petit détail, le passage par un juge n'est plus requis pour le changement de prénom depuis le début de cette année. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F885

  • idoru17 - 13/01/2017 - 21:06

    dernier (j'espère) commentaire, à 51:57, entendre un soi disant professionnel utiliser les termes "mutilation chirurgicale" reflète complètement la pensée archaïque d'un praticien qui a tout à faire, SAUF d'appartenir à une équipe pluri disciplinaire dealant avec des êtres humains aux parcours autres que le reste de la population. Quelle aide/soutien espérer de la part d'un type si.. à coté de ses pompes ?

  • idoru17 - 13/01/2017 - 20:13

    Il est assez navrant de constater combien, dans tous les pays, le point FONDAMENTAL du sujet est escamoté ou 'sociétalisé' par des positions du genre "des équipes pluridisciplinaires vont décider si oui.. ou non, si le/la sujet va ou pas bénéficier du traitement hormonal de substitution (ce qui n'a rien à voir avec les bloqueurs d'hormones naturelles)". Toutes ces professions médicales continuant d'infantiliser, cautionnant le discours moralisateur du "vous n'êtes pas assez matures pour décider par vous mêmes, alors que ce sont les sujets eux-mêmes qui ont débusqué le loup, très souvent depuis l'enfance, perpétuation de l'appropriation du corps des êtres humains par une profession, c'est à dire un corporatisme mercantile. PERSONNE n'est à même de décider pour qui que ce soit quel doit être son parcours ! En d'autres termes, notre corps ne nous appartenant pas (il faut se rappeler que la société (du moins en france) déniant le droit à tout être humain à l'autonomie de son devenir, notre corps appartient à l'état ! Il suffit de vouloir changer de prénom (je ne parle même pas de sexe (mention F ou M sur les papiers d'identité)) pour s'apercevoir de la main mise de la société, de la morale sur l'individu, puisque le passage par un juge (???) est requis, symbole ultime du déni pour tout être humain, tout citoyen à son déterminisme ! Dans une telle société moralisatrice et poussiéreuse, sur fond de catholicisme moisi, il est illusoire et paradoxal de devoir s'en remettre à autrui pour vivre sa vie. L'accompagnement et l'aide éclairée sont au final remplacés par le passage obligé sous les fourches caudines de l'appropriation de l'autre. Nous sommes très loin d'une position de soutien, nous sommes dans un esclavage déguisé. Les progrès restent à faire....

  • simouni - 10/01/2017 - 23:47

    Et pourquoi parler de Lucas au féminin alors qu'il exprime clairement dans le documentaire la volonté qu'on utilise les pronoms masculins pour s'adresser à lui ?

  • simouni - 10/01/2017 - 23:43

    Sur le point 2, je trouve que vous faites un mauvais procès aux intervenants. Il me semble qu'il était clair que quand ils disaient que c'était plus facile "d'accepter qu'une fille veuille être un garçon" que l'inverse, ce n'était pas leur avis mais bien celui de beaucoup de parents. Notre société est encore très machiste et ce qui est féminin est souvent jugé comme inférieur, je pense que les intervenants le déplorent autant que vous et moi, mais c'est la réalité pour une grande partie de la société ! Et beaucoup de parents pensent aussi sûrement qu'il est plus facile d'être un homme qu'une femme dans notre société.

  • tehiva - 10/01/2017 - 22:47

    Au delà des querelles de chapelle (bien nécessaire mais parfois aussi décalées ou encore un peu trop bruyantes par rapport à d'autres voix qu'on voudrait davantage entendre), je voulais juste dire que j'ai été touchée à plus d'un égard par ce documentaire et les échanges qui ont suivi. Je suis effarée du retard français, (mais c'et malheureusement généralisé sur beaucoup d'autres plans également...). J'ai été convaincue et aussi attristée de penser que ma petite fille était peut-être une transgenre et qu'elle allait, nous aussi, sans doute passer par beaucoup d'interrogations et souffrances à l'avenir. Elle n'a que 4 ans et demi, et peut-être que nous nous trompons, mais nous l'avons reconnue dans beaucoup de portraits, de sentiments racontés de la petite enfance... Je crois que pour les parents, il est certain qu'il y a un deuil à faire et que l'accompagnement devrait aussi les concerner (entendre certains parents parler de leur enfant était parfois sidérant). Mais il faut surtout encourager à étendre la prise en charge des mineurs pré adolescents et batailler pour que les rigidité juridiques, médicales et bien pensantes si françaises soient battues en brêche! Plus les années passent et plus il semble difficile de ne pas être étiqueté dans cette société... Mais je me battrait pour ma fille si elle me le demande pour porter toutes les étiquettes en même temps ou aucune. C'est aujourd'hui ma seule certitude.

  • disqus_On5nn7RUAS - 10/01/2017 - 13:29

    bonjour a tous et toutes, je suis me présente je m'appelle Evelyn, je suis transgenre FTM (femme a homme) je ne souhaite pas faire une transition, car je me suis accepté tel que je suis, un homme dans un corps de femme. Dans mon enfance, je me suis vu différent des autres filles biologique dans mes façons d'agir, dans mes comportement qui étaient et sont masculins. Puis en grandissant, je n'ai pas souffert de ce que j'étais, je m'accepte tel que je suis et indirectement, mes parents m'ont élevé comme un garçon car ils ont vu une différence entre les filles de la famille et moi même donc on peut dire que j'ai eu de la chance. A ce jour, je milite pour notre cause je suis adhérent et administrateur au centre LGBT de Nice ( lesbienne gay bi et trans) et je fais parti de l 'ATCA ( ass trans de la cote d'azur), nous venons en aide pour notre communauté. Car, nous sommes conscient que beaucoup souffre d'avoir une dysphorie de genre. La société nous rejette, nous juge, nous condamne, beaucoup A CAUSE DE CE REJET, BEAUCOUP SE SUICIDE. QUI SONT ILS POUR NOUS INSULTER, NOUS RABAISSER. NOUS FRAPPER. HONTE A CEUX ET CELLES QUI SONT COUPABLES ET ENTRAÎNENT NOTRE COMMUNAUTÉ DANS UN GRAND REPLIS SUR EUX MÊMES. J espère q'un jour ces genres d'individus là prendrons conscience de leurs agissements intolérables. En ce qui concerne l'émission de ce soir, le titre est parfait, car c'est un documentaire par chance diffusé a une heure de grande écoute et regarder également par une population étrangère a notre langage. Le titre est accrocheur bien au contraire il est attirant, afin que les téléspectateurs apprennent à mieux nous connaitre, comprendre ce que nous sommes dans notre détermination, dans nos souffrances, dans nos joies, dans nos amours comment nous les vivons. ce que je souhaite, c'est que ce documentaire fasse changer beaucoup d'opinions et qu'ils comprennent que nous voulons vivre, obtenir un état civil correspondant a notre genre pour permettre d'avoir une activité professionnelle en premier lieu et sans oublier avec un brin d'humour d'éviter d'aller a la poste pour retirer un recommandé sans explication. (beaucoup savent de quoi je parle) et pour les autres venaient à nous. Nous nous sommes comme le Christ, Nous ne rejetons personne. Merci d'avoir pris le temps de me lire. Passez une bonne soirée... et merci à ceux et celles qui ont bien voulu témoigner. Evelyn, tel 06 03 22 18 49

  • stphaniedeceneux - 09/01/2017 - 21:52

    je suis du même avis! pas (encore) d'opinion sur le doc en lui même, mais le titre me dérange... je suis cis, mais j'ai pas mal d'ami-e-s trans, majoritairement aux usa - et majoritairement des femmes. et aucune de mes connaissances, proche ou non, n'apprécie ce genre de terme. une de mes meilleurs amies, caroline cossey, a d'ailleurs partagé une publication qui rejoint ce genre de chose, avec les mots de personnes bien-pensantes qui sont du genre vexants et blessants. j'avoue qu'en temps qu'alliée, il y a bien des fois où je suis effarée de ce que mes congénères peuvent sortir. mention spéciale à "je ne suis pas transphobique, j'ai un ami/un membre de ma famille qui est gay".... une amie qui a eu sa vaginoplastie juste avant noël et qui a de nombreuses fois pleuré de bonheur devant le résultat (opérée par un excellent chirurgien en floride), a dit que ça ne changeait rien à qui elle était, et qu'elle avait toujours été une femme. ce titre est gênant à pas mal de niveau, et risque d'entretenir la confusion sur le fait qu'être trans n'est pas un choix. dommage, car ce genre de documentaire est franchement nécessaire... j'avoue ne pas savoir si la situation des personnes trans en france est aussi catastrophique qu'aux usa (déjà 2 soeurs et un frère tués là bas depuis le 1er janvier), mais je sais suffisamment pour savoir qu'il y a des lois injustes - dont une passée il y a quelques mois dans l'indifférence générale. il serait temps que cela change et que les personnes trans soient reconnues pour ce qu'elles sont, pas pour ce qu'il y a entre leurs jambes.

  • hloseguimin - 08/01/2017 - 17:16

    Le fait que les "personnes extérieures ne connaissent pas ce sujet" n'excuse en rien le fait d'utiliser des énoncés obsolètes. Ce n'est pas faire grand cas des gens concernés par le "sujet" que de présenter la chose de cette façon. On ne demande pas un grand effort que de simplement user des termes adéquats.

  • mavahomu - 08/01/2017 - 10:19

    Les gens, avant de critiquer, regardez le, le titre a été forcé par France5, non pas par la réalisatrice, j'ai participé dedans, et je peux vous dire que l'équipe de tournage, l'auteure et la réalisatrice sont sensibilisés sur ce sujet, c'est juste qu'il faut simplifier par rapport au personnes extérieures ne connaissant pas ce sujet. et fatalement c'est obligé qu'il y ai des choses qui ne plaisent pas forcément.. A bon entendeur, salut.

  • marylin_gomez - 08/01/2017 - 08:16

    Tout à fait d'accord ...

  • marylin_gomez - 08/01/2017 - 08:10

    Je vais regarder mais quelque chose me dérange un peu , le titre "Devenir Il ou Elle", encore un journaliste qui n'a rien compris à la transidentité , pour moi, on ne devient pas une autre personne , on est Homme ou Femme et ce depuis la naissance, Je suis FEMME et si je fais cette longue et très difficile transition c'est pour vivre et finir ma vie en harmonie avec mon corps.

  • disqus_lO8g59HyDH - 04/01/2017 - 19:05

    C'est une chouette initiative de vouloir parler des personnes trans mineures, mais il aurait été pas mal de se tourner un minimum vers les associations de personnes concernées, afin d'éviter les formulations du style "mauvais sexe" ou "mauvais corps" ou encore "devenir il/elle" ..... Ces formulations ne sont PAS anodines, elles contribuent à la transphobie, elles contribuent à l'ignorance... On est vraiment déçu de voir ça, alors qu'on se bat quotidiennement pour faire changer le regard que portent les gens sur le fait d'être trans. On se démène à faire des interventions de sensibilisation pour casser les idées reçues, les "alors une personne trans c'est un homme qui "devient" une femme" ou "une personne née dans le mauvais corps".... La moindre des choses aurait été de rencontrer des assos, comprendre l'impact que peuvent avoir de telles formulations, que peuvent avoir cette façon de qualifier les personnes trans.... On attend de voir ce que donnera le docu sur le fond... mais à la vue du titre et du résumé... ça fait peur.. (d'autant que les "structures spécialisées" dont vous parlez sont en fait des branches de la SOFECT, des équipes transphobes qui n'ont pour but que de contrôler la vie et les transitions des personnes trans.... -_-) Plusieurs assos auraient pourtant été ravies de pouvoir sensibiliser la réalisatrice....

Mardi 7 Février 03h00 Rediffusion du mardi 10 janvier 20h50
Documentaire Durée : 1h15min Tous publics / 16:9 / stereo

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